Quand la communication entrave la bienveillance


Bilan Chapitre 2 CNV

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1- Que signifie « communication aliénante » ou communication qui coupe la vie » ?

Certaines façon de communiquer nous coupent de notre bienveillance naturelle.

Certaines façons de parler et des modes de communications particulières nous incitent    à des comportements  violents envers les autres et nous mêmes.

2- Nommez différentes formes de communication aliénante et donnez un exemple de chacune d’entre elles.

L’un de ces modes de communication qui « coupent de la vie » est le recours à des jugements moralisateurs  envers l’autre, dont nous avons tendance à dire qu’il est dans le faux ou qu’il est mauvais lorsque ses actes ne correspondent pas à nos valeurs. C’est ce que reflètent des expressions telles que  » Le problème avec toi,  c’est que tu es tellement  égoïste…. » ou  » Elle est paresseuse »,  » Ils sont bourrés de préjugés », « Ce n’est pas correct… »

Les reproches, insultes, dénigrements, étiquetages, comparaisons et diagnostics sont autant de jugements portés qui nous enferment dans un monde où tout est polarisé entre le bien et le mal.

Marshall estime que les analyses et jugements que nous portons sur les autres sont l’expression tragique de nos valeurs et nos besoins. 

3- Pourquoi utilise-t-il le mot « tragique » pour décrire ces manières de nous exprimer ?

Tragique, car lorsque nous les exprimons de la sorte nous attisons les réactions de défense et de résistance chez ceux-là mêmes dont la comportement nous importe. Ou bien, s’ils acceptent de se comporter conformément à nos valeurs parce qu’ils admettent notre analyse de leur torts, ils le feront sans doute par crainte, par culpabilité  ou par honte.

4-Que se passe-t-il quand les autres font ce que nous voulons par peur, par culpabilité ou par honte ?

Or, lorsqu’une réaction est motivée  non par l’élan du coeur mais par de tels sentiments, nous le payons tous cher. Nous ferons l’expérience de la mauvaise volonté de ceux qui se seront  conformés à nos valeurs sous l’effet d’une pression interne ou externe. Ceux qui ont agi par crainte, honte ou culpabilité  paient quant à eux un tribut affectif, car ils risquent  de nourrir de la rancoeur et de baisser leur propre estime.

5-Quand les autres nous associent dans leur esprit à des sentiments de peur, de culpabilité ou de honte, que risque-t-il de se passer plus tard ?

Enfin, chaque fois qu’une personne nous associe à l’un de ces sentiments , il est peu probable qu’à l’avenir elle puisse répondre du fond du coeur à nos besoins et valeurs.

6-Quelle est la différence entre un jugement de valeur et un jugement  moral ?

Il est important de ne pas confondre jugements  de valeur et jugements moralisateurs.

Nous portons tous des jugements de valeur sur les qualités auxquelles nous attachons   de l’importance dans notre vie :nous pouvons par exemple tenir pour essentielles l’honnêteté, la liberté ou la paix. Les jugements de valeur reflète nos convictions sur la façon de servir au mieux la vie.

Nous portons des jugements moralisateurs sur les gens et les comportements qui ne sont pas dans la lignée de nos jugements  de valeur.

Nous dirons ainsi : « la violence est mal. Les gens qui tuent sont mauvais ».

Cataloguer et juger les autres favorisent la violence.

7-Illustrez par des exemples la manière dont des mots ou phrases de notre langue (ou d’autres) font perdre la conscience  que chacun conserve la responsabilité et le choix des ses actes.

Le refus de responsabilité, notre langage nous empêche de voir clairement notre responsabilité personnelle. Nous nions la responsabilité de nos actes lorsque nous attribuons leur cause à :

  • des forces impersonnelles  et vagues, j‘ai nettoyé  ma chambre parce que j’y étais obligé. 
  • la pression sociale, j’ai commencé à fumer parce que tousses amis fumaient.
  • des impulsions incontrôlables , j’ai mangé un gâteau parce que c’était plus fort que moi.
  • les actes d’autrui, j’ai  frappé mon enfant parce qu’il courait dans la rue.

Nous pouvons remplacer le langage impliquant  une absence de choix par un langage   qui reconnait le choix.

Nous sommes dangereux quand nous ne sommes pas conscients que nous sommes responsables de nos actes, de nos pensées et de nos sentiments.

8-Qu’est ce qu’une « exigence », telle que la définit Marshall ?

Le langage peut également entraver la bienveillance lorsque nous exprimons nos désirs sous forme d’exigences. En soi, l’exigence fait explicitement ou implicitement planer      sur le destinataire la menace d’un reproche ou d’une punition au cas où il ne s’y plierait pas.

9- Marshall écrit que ses enfants lui ont appris qu’il ne pouvait rien leur faire faire. Expliquez ce qu’il entend par là.

Dans le domaine de l’exigence, Marshall raconte que ses enfants lui ont donné de précieux leçons.

Marshal poursuit : J’ai néanmoins  appris que je pouvais formuler toutes les exigences possible et imaginables , mais que je ne parviendrais pas pour autant à faire faire quoi que ce soit aux enfants.

Ces gamins m’ont fait comprendre que je ne pouvais pas les mener par le bout du nez  sous prétexte que je suis parent, Tout au plus pouvais-je leur faire regretter de n’avoir pas accédé à mes exigences en les punissant. Mais, au bout du compte , ils m’ont appris que lorsque j’avais été assez stupide pour les punir, c’est eux qui trouvaient le moyen de me le faire regretter !

C’est une leçon d’humilité pour ceux qui sont persuadé que,  parce qu’ils sont parents, enseignants ou chefs, leur rôle est de changer les autres et de dicter leur comportement.

Pour aller plus loin

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