Pourquoi fête-t-on la nouvelle année ?


S’embrasser sous le gui, prendre de bonnes résolutions…, ces usages avaient déjà cours à Babylone, chez les Romains et au pays des druides.

Le nouvel an se fête dans le monde entier selon le calendrier et les rites de chacun.

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Tous les pays n’ont pas le même calendrier. Leur origine, leur mode de calcul et leur durée étant sensiblement différents, le nouvel an se fête dans le monde entier, mais à une date correspondant au calendrier de chacun.

Notre calendrier grégorien dure trois cent soixante-cinq ou trois cent soixante-six jours, répartis sur douze mois de trente ou trente et un jours, excepté le mois de février, qui compte vingt-huit ou vingt-neuf jours si l’année est – ou non – bissextile. Il porte le nom du pape Grégoire XIII, qui l’impose en 1582 et décrète, cette même année, que le vendredi 15 octobre sera le lendemain du jeudi 4 octobre pour rattraper un retard de dix jours – l’année civile adoptée par Jules César dans le calendrier julien s’étant révélée trop longue.

Bonne année

Bonne année ! et beaucoup d’aventures !

Quelle est la date officielle ?

En France, la date officielle du commencement de l’année varie au cours des siècles. Sous les Mérovingiens, le Premier de l’an est célébré le 1er mars ; sous les Carolingiens, à Noël ; et sous les Capétiens, le 25 mars. Au XIe siècle, il est, sous l’influence de l’Église, transféré au Samedi saint. C’est au XVe siècle, le 9 août 1564, que Charles IX, par l’édit de Roussillon Isère, fixe le 1er janvier comme premier jour du premier mois de l’année. L’article 39 annonce : « Voulons et ordonnons qu’en tous actes, registres, instruments, contracts, ordonnance, dicts tant patentes que missives, et toute escripture privée, l’année commence dorénavant et soit comptée du premier jour de ce moys de janvier. « 

Comment nous nous habillons et qu’est ce que nous mangeons à cette occasion ?

Pour le réveillon, on s’habille d’étoffes brillantes, argentées, dorées, pailletées, la tradition voulant que l’on porte au moins une pièce neuve le premier jour de l’année. Au menu, des fruits de mer, notamment des huîtres – consommées depuis l’Antiquité, Apollinaire, comme Casanova, leur prêtait des vertus aphrodisiaques – et du foie gras.

Menu de fête - source Pour bien manger

Menu de fête – source : papabosseetmamancuit.com

À Rome, les dattes, particulièrement prisées, sont offertes fourrées d’une pièce de monnaie pour le Jour de l’an. Selon Pline l’Ancien, « Lorsqu’elles sont fraîches, les dattes sont si délicieuses que seul le danger de périr vous arrête d’en manger. » Cette tradition de la pièce de monnaie porte-bonheur cachée dans le gâteau ou pain du nouvel an vient des Saturnales, ces fêtes paillardes romaines qui se sont perpétuées à travers les âges, notamment dans la galette des Rois de l’Épiphanie. On ripaille, on boit du champagne en portant des toasts « Bonne année ! Bonne santé ! » et en cassant à minuit le verre dans lequel on a bu ; on danse et, après le symbolique baiser sous le gui, on s’adresse au téléphone des voeux de bonne année. Le lendemain, il est d’usage de présenter ses voeux à ses proches pour leur porter bonheur.

Un peu de tendresse

source http://www.joliecarte.com

bisous-chat – source joliecarte.com

De nos jours, suivant la coutume – d’origine anglaise -, une boule de gui porte-bonheur est accrochée au plafond du salon ou au-dessus de la porte d’entrée et, à minuit, on s’embrasse dessous en échangeant des voeux. L’usage voudrait qu’on donne autant de baisers que de baies de gui comptées sur le bouquet en gage de bonheur sentimental entre époux, d’un mari dans l’année pour les jeunes filles, de nombreux enfants pour les nouveaux mariés. La soirée peut se prolonger en jouant aux cartes – y gagner porte chance et prospérité. Les courageux habitants des bords de mer se purifient en prenant le premier bain de l’année, quand d’autres ouvrent les fenêtres pour laisser partir la vieille année, puis la porte, pour laisser entrer la nouvelle.

La carte postale, l’internet et le défi

SONY DSCLa coutume des voeux devint postale grâce à un Anglais, sir Henry Cole, inventeur de la carte de Noël en 1843. Vers 1895, avec les progrès croissants de l’imprimerie, ce qui était un jeu devint une coutume quasi obligatoire faisant crouler les sacs postaux au mois de janvier. Mais, depuis quelques années, le téléphone et Internet se substituent à ces jolies cartes. Dommage, car, loin d’être une corvée, l’effort d’écrire quelques mots témoigne d’un geste de civilité et d’amitié. La nouvelle année est aussi l’occasion de prendre de bonnes résolutions. Un usage que nous ont transmis les Babyloniens, qui, à la nouvelle lune suivant le solstice de printemps, décidaient non pas de s’arrêter de fumer ou de faire du sport, mais, plus prosaïquement, de rendre à leurs voisins le matériel agricole emprunté au cours de l’année passée. Oui, tous les ans, c’est le même engagement, le même défi, mais… Alors, choisissons-en au moins un, petit ou grand, et, cette année – promis, juré -, tenons-le !

Source le point.fr http://larevolutiondubienetre.com/yivt

 

Et toi,

Quelle est la date officielle de ton nouvel an ?

Quel est ta meilleure tenue de fête ?

Quel est ton repas préféré ?

Comment tu exprimes et reçois la tendresse ?

Reçois-tu encore des cartes postales ?  qui t’a envoyé la carte que tu aimes le plus  ?

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