🦒Et si j’apprenais le langage du coeur !

Et si j’apprenais le langage du coeur ❤ ! 

Ce week-end, j’ai participĂ© Ă  un stage de Communication Non Violente appelĂ©e communĂ©ment CNV ou communication emphatique. Au bout de deux jours, j’ai senti s’allumer en moi l’étincelle d’une nouvelle façon de communiquer avec les autres, une façon plus constructive et plus coopĂ©rative.

Ce stage  n’a pas changĂ© ma vie, 2 jours c’est trop court pour changer une vie, Ă  moins que l’on ne croit aux miracles. En mĂȘme temps, le miracle c’est cette perspective qu’il existe d’autres horizons oĂč les conflits sont moins frĂ©quents et oĂč l’intĂ©rĂȘt mutuel est de mise.

Il m’a fallu cette introduction Ă  la communication non violente pour apprĂ©cier les nouvelles habitudes et expressions qui mĂšnent Ă  une vie plus saine et plus respectueuse les uns des autres.  Dans un monde oĂč l’on se plaint souvent d’une accĂ©lĂ©ration qui peut entraĂźner des dangers tant sur le plan physique que psychologique, le programme de la CNV devient salutaire.

Ralentir est le maßtre mot. 

Ralentir était le maßtre mot de ce stage. Ralentir pour sentir ses émotions, détecter ses sentiments de joie, de gaieté, de tristesse, de peur ou de colÚre et ce qui se cache derriÚre. « Nos sentiments sont le reflet de nos besoins non satisfaits » nous explique la communication emphatique ou la CNV.

Comme vous, j’ai fait l’expĂ©rience de ses sentiments plusieurs fois dans ma vie.

Quand je me mets en colĂšre c’est parce que les choses ne se dĂ©roulent pas comme je l’avais prĂ©vu.

Si je suis heureux c’est parce que j’ai obtenu ce que je voulais ou que je n’ai pas Ă©tĂ© contrariĂ© par mes projets.

Les exemples sont multiples, si je suis chagrinĂ© c’est parce que je n’ai pas rĂ©ussi Ă  rĂ©aliser mon objectif, si je suis inspirĂ© c’est parce que j’ai trouvĂ© l’objet de mon inspiration et cela contribue Ă  mon accomplissement personnel.

Je pense que vous aussi vous avez des expĂ©riences, il y a autant d’expĂ©riences que de personnes sur cette terre, les exemples sont infinis…

J’ai appris lors de ce premier stage ( premier parce que j’en ferai d’autres) que parfois nous sommes envahis par une Ă©motion forte, tellement forte qu’elle nous paralyse ou qu’elle nous fait rĂ©agir violemment. Ne nous Ă©tonnons donc pas des consĂ©quences de nos actes et de nos agissements, comme la dĂ©gradation d’une veille amitiĂ©, l’enlisement dans un conflit, etc…

Pourquoi j’agis violemment ou pourquoi je me sens paralysĂ© ? 

Ces questions mĂ©ritent Ă  mon sens d’ĂȘtre explorĂ©es.

Le savoir est l’arme la plus puissante pour comprendre les Ă©lĂ©ments dĂ©clencheurs du comportement et ensuite  pour pouvoir amĂ©liorer la situation.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit ici, l’amĂ©lioration de notre quotidien et notre bien-ĂȘtre.

La CNV a une rĂ©ponse Ă  cela, elle nous dit qu’un besoin non satisfait mĂšne Ă  des Ă©motions et des sentiments dĂ©sagrĂ©ables, en revanche un besoin satisfait est plutĂŽt toujours Ă  l’origine de nos sentiment agrĂ©ables.

Le garçon de cafĂ© hoche la tĂȘte. 

Voici quelque chose qui m’arrive souvent et qui illustre ce que je viens d’avancer.

J’ai observĂ© que la plupart des serveurs des cafĂ©s parisiens ont la manie de marmonner le bonjour en hochant la tĂȘte, une maniĂšre de m’inviter Ă  passer ma commande.

Cette attitude m’agace, d’autant plus que je viens du milieu de la restauration et de l’hĂŽtellerie oĂč j’ai appris Ă  fournir un accueil personnalisĂ© Ă  chaque client.

Quand je suis sur une terrasse de cafĂ© parisien, j’attends Ă  ce que le serveur me dise « bonjour » de façon audible en me regardant dans les yeux…

Je trouve personnellement que l’accueil des serveurs de cafĂ©s n’a rien de personnalisĂ© Ă  moins que tu sois son pote. Leur attitude ne rĂ©pond pas Ă  mon besoin de retrouver cette valeur professionnelle que j’affectionne, qui est de valoriser le client, le rĂ©sultat est «je suis terriblement agacé».

Le conducteur au volant klaxonne.

Un autre exemple, hier Ă  la sortie d’un parking public, la barriĂšre Ă©tait ouverte, or le conducteur de voiture devant moi ne l’a pas vu ; il a pris le temps d’introduire son ticket dans la borne, je l’observais calmement. Le conducteur de la voiture derriĂšre moi, impatient, klaxonne, histoire de dire Ă  l’autre : abruti ! tu ne vois pas que la barriĂšre est ouverte !

Cette attitude m’a Ă©nervĂ©… j’ai besoin de dĂ©licatesse dans les relations, mĂȘme au volant et face Ă  des inconnus, çà compte pour moi. D’autant plus que l’on ne pouvait pas rouler Ă  100 Ă  l’heure Ă  cause du bouchon Ă  la sortie du parking.

L’impatience est la moelle Ă©piniĂšre de l’orgueil disait Ste Catherine de Sienne.

La rÚgle de 80/20 appliquée au stress.

Les spĂ©cialistes de la gestion de stress s’accordent sur le fait que 80 % du stress provient des autres et 20 % est une production proprement personnelle, nous fabriquons nous mĂȘme notre stress.

C’est affolant, si je prends mon cas, je stresse donc Ă  20 % et je reçois 80% du stress des autres, n’est-ce pas ? Vite vite, je dois trouver des moyens pour me protĂ©ger immĂ©diatement.

Me protĂ©ger oui, en mĂȘme temps je dois aussi garder Ă  l’esprit et ne jamais, jamais l’oublier, que je suis moi-mĂȘme une source de stress pour les autres, eh oui, et je contribue Ă  la production du grand pourcentage qui les affecte, soit 80 %.

Alors comment faire pour me protéger et protéger les autres ? 

C’est le coeur de l’enseignement  de la CNV.

La CNV nous invite Ă  reconnaitre nos besoins Ă  travers les sentiments et les rĂ©actions physiques que nous expĂ©rimentons. Elle nous montre comment mettre tout en oeuvre pour les satisfaire. Mais attention !  Les satisfaire oui,  mais pas Ă  tout prix, pas au mĂ©pris des autres ou Ă  leur dĂ©triment. Non, au contraire, c’est plutĂŽt en prenant conscience que les autres ont aussi des besoins et qu’ils aspirent Ă  les satisfaire.

C’est trĂšs difficile de concilier les deux je vous l’accorde….

Mais la bonne communication et le bien-ĂȘtre de chacun rĂ©sident dans la coopĂ©ration et non pas dans la compĂ©tition. A mĂ©diter !

Adresse utile  : CNV FORMATIONS

RĂ©agissez Ă  cet article.
Comment faites-vous pour diminuer votre part de stress personnel, les 20 % ?
Comment faites-vous pour diminuer votre part de contribution au stress des autres, les 80 % ?
Comment pourriez vous concilier la chĂšvre et le choux, vos besoins et les besoins des autres ?
Quel est pour vous de l’intĂ©rĂȘt de vivre dans la paix avec soi-mĂȘme et les autres ?

4 commentaires sur “🦒Et si j’apprenais le langage du coeur !

  1. Merci Paulina pour tes apprĂ©ciations, c’est rĂ©el plaisir de savoir que tu es dans cet Ă©lan de vie pour mieux vivre avec soi-mĂȘme et avec les autres 🙂

  2. Bonjour Jean, merci pour cet article que je viens de dĂ©couvrir, plaisir de te lire, surtout sur le sujet qui me tient Ă  cƓur. J’ai aussi fait un stage en CNV courant novembre 2015. Et j’écris sur les Ă©motions, heureuse coĂŻncidence ? Nous produisons nous-mĂȘme 20% du stress et le reste, Ă  savoir 80%, provient des autres, intĂ©ressant. 🙂 Continue Ă  enrichir ton blog, je lirai tes textes avec joie. 🙂

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