Et si j’apprenais le langage du coeur ! 4 commentaires


Et si j’apprenais le langage du coeur ! 

Ce week-end, j’ai participé à un stage de Communication Non Violente appelée communément CNV ou communication emphatique. Au bout de deux jours, j’ai senti s’allumer en moi l’étincelle d’une nouvelle façon de communiquer avec les autres, une façon plus constructive et plus coopérative.

Ce stage  n’a pas changé ma vie, 2 jours c’est trop court pour changer une vie, à moins que l’on ne croit aux miracles. En même temps, le miracle c’est cette perspective qu’il existe d’autres horizons où les conflits sont moins fréquents et où l’intérêt mutuel est de mise.

Il m’a fallu cette introduction à la communication non violente pour apprécier les nouvelles habitudes et expressions qui mènent à une vie plus saine et plus respectueuse les uns des autres.  Dans un monde où l’on se plaint souvent d’une accélération qui peut entraîner des dangers tant sur le plan physique que psychologique, le programme de la CNV devient salutaire.

Ralentir est le maître mot. 

Ralentir était le maître mot de ce stage. Ralentir pour sentir ses émotions, détecter ses sentiments de joie, de gaieté, de tristesse, de peur ou de colère et ce qui se cache derrière. « Nos sentiments sont le reflet de nos besoins non satisfaits » nous explique la communication emphatique ou la CNV.

Comme vous, j’ai fait l’expérience de ses sentiments plusieurs fois dans ma vie.

Quand je me mets en colère c’est parce que les choses ne se déroulent pas comme je l’avais prévu.

Si je suis heureux c’est parce que j’ai obtenu ce que je voulais ou que je n’ai pas été contrarié par mes projets.

Les exemples sont multiples, si je suis chagriné c’est parce que je n’ai pas réussi à réaliser mon objectif, si je suis inspiré c’est parce que j’ai trouvé l’objet de mon inspiration et cela contribue à mon accomplissement personnel.

Je pense que vous aussi vous avez des expériences, il y a autant d’expériences que de personnes sur cette terre, les exemples sont infinis…

J’ai appris lors de ce premier stage ( premier parce que j’en ferai d’autres) que parfois nous sommes envahis par une émotion forte, tellement forte qu’elle nous paralyse ou qu’elle nous fait réagir violemment. Ne nous étonnons donc pas des conséquences de nos actes et de nos agissements, comme la dégradation d’une veille amitié, l’enlisement dans un conflit, etc…

Pourquoi j’agis violemment ou pourquoi je me sens paralysé ? 

Ces questions méritent à mon sens d’être explorées.

Le savoir est l’arme la plus puissante pour comprendre les éléments déclencheurs du comportement et ensuite  pour pouvoir améliorer la situation.

Et c’est bien de cela qu’il s’agit ici, l’amélioration de notre quotidien et notre bien-être.

La CNV a une réponse à cela, elle nous dit qu’un besoin non satisfait mène à des émotions et des sentiments désagréables, en revanche un besoin satisfait est plutôt toujours à l’origine de nos sentiment agréables.

Le garçon de café hoche la tête. 

Voici quelque chose qui m’arrive souvent et qui illustre ce que je viens d’avancer.

J’ai observé que la plupart des serveurs des cafés parisiens ont la manie de marmonner le bonjour en hochant la tête, une manière de m’inviter à passer ma commande.

Cette attitude m’agace, d’autant plus que je viens du milieu de la restauration et de l’hôtellerie où j’ai appris à fournir un accueil personnalisé à chaque client.

Quand je suis sur une terrasse de café parisien, j’attends à ce que le serveur me dise « bonjour » de façon audible en me regardant dans les yeux…

Je trouve personnellement que l’accueil des serveurs de cafés n’a rien de personnalisé à moins que tu sois son pote. Leur attitude ne répond pas à mon besoin de retrouver cette valeur professionnelle que j’affectionne, qui est de valoriser le client, le résultat est «je suis terriblement agacé».

Le conducteur au volant klaxonne.

Un autre exemple, hier à la sortie d’un parking public, la barrière était ouverte, or le conducteur de voiture devant moi ne l’a pas vu ; il a pris le temps d’introduire son ticket dans la borne, je l’observais calmement. Le conducteur de la voiture derrière moi, impatient, klaxonne, histoire de dire à l’autre : abruti ! tu ne vois pas que la barrière est ouverte !

Cette attitude m’a énervé… j’ai besoin de délicatesse dans les relations, même au volant et face à des inconnus, çà compte pour moi. D’autant plus que l’on ne pouvait pas rouler à 100 à l’heure à cause du bouchon à la sortie du parking.

L’impatience est la moelle épinière de l’orgueil disait Ste Catherine de Sienne.

La règle de 80/20 appliquée au stress.

Les spécialistes de la gestion de stress s’accordent sur le fait que 80 % du stress provient des autres et 20 % est une production proprement personnelle, nous fabriquons nous même notre stress.

C’est affolant, si je prends mon cas, je stresse donc à 20 % et je reçois 80% du stress des autres, n’est-ce pas ? Vite vite, je dois trouver des moyens pour me protéger immédiatement.

Me protéger oui, en même temps je dois aussi garder à l’esprit et ne jamais, jamais l’oublier, que je suis moi-même une source de stress pour les autres, eh oui, et je contribue à la production du grand pourcentage qui les affecte, soit 80 %.

Alors comment faire pour me protéger et protéger les autres ? 

C’est le coeur de l’enseignement  de la CNV.

La CNV nous invite à reconnaitre nos besoins à travers les sentiments et les réactions physiques que nous expérimentons. Elle nous montre comment mettre tout en oeuvre pour les satisfaire. Mais attention !  Les satisfaire oui,  mais pas à tout prix, pas au mépris des autres ou à leur détriment. Non, au contraire, c’est plutôt en prenant conscience que les autres ont aussi des besoins et qu’ils aspirent à les satisfaire.

C’est très difficile de concilier les deux je vous l’accorde….

Mais la bonne communication et le bien-être de chacun résident dans la coopération et non pas dans la compétition. A méditer !

Adresse utile  : CNV FORMATIONS

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Comment faites-vous pour diminuer votre part de stress personnel, les 20 % ?

Comment faites-vous pour diminuer votre part de contribution au stress des autres, les 80 % ?

Comment pourriez vous concilier la chèvre et le choux, vos besoins et les besoins des autres ?

Quel est pour vous de l’intérêt de vivre dans la paix avec soi-même et les autres ?


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4 commentaires sur “Et si j’apprenais le langage du coeur !

  • jeannasr

    Merci Paulina pour tes appréciations, c’est réel plaisir de savoir que tu es dans cet élan de vie pour mieux vivre avec soi-même et avec les autres 🙂

  • linka111

    Bonjour Jean, merci pour cet article que je viens de découvrir, plaisir de te lire, surtout sur le sujet qui me tient à cœur. J’ai aussi fait un stage en CNV courant novembre 2015. Et j’écris sur les émotions, heureuse coïncidence ? Nous produisons nous-même 20% du stress et le reste, à savoir 80%, provient des autres, intéressant. 🙂 Continue à enrichir ton blog, je lirai tes textes avec joie. 🙂