Assumer la responsabilité des ses émotions


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Bilan lecture chapitre 5

Assumer la responsabilité de ses sentiments.

 


La troisième composante de la CNV consiste à identifier les besoins dont découlent nos sentiments. Les actes et les paroles des autres peuvent être des facteurs déclenchants, mais jamais la cause de nos sentiments. Face à un message négatif , nous pouvons choisir de réagir de quatre façons :

1- nous juger fautif.

2- rejeter la faute sur les autres.

3- identifier nos propres sentiments et besoins.

4-identifier les sentiments et les besoins qui se cachent derrière le message négatif de l’autre.

Les jugements, critiques, diagnostics et interprétations portant sur les autres sont autant d’expressions détournées de nos propres besoins et valeurs. Lorsque l’autre entend une critique , il a tendance à mettre toute son énergie à se défendre ou à contre-attaquer. Mieux nous  parvenons à associer nos sentiments à nos besoins,mieux l’autre peut y répondre avec empathie.

Ci-après un bilan de lecture sous forme de questions/réponses. Bonne lecture.

1- Quelle est la différence entre le « facteur déclenchant » et la « cause » ? 

Les actes d’autrui peuvent peuvent être le facteur déclenchant, mais jamais, la cause de nos sentiments.

Nos sentiments proviennent de la façon dont nous choisissons de recevoir les actes et paroles des autres, ainsi que de nos besoins et de nos attentes particulières à ce moment-là.

2- Qu’est-ce qui provoque un sentiment particulier en nous ? 

Un sentiment particulier positif ou négatif est toujours provoqué par un besoin satisfait     ou non, par une valeur personnelle  respectée ou non.

Exemple :

1-Je suis heureux parce que mon patron a pris en considération mes contraintes familiales  pour établir le planing.

2-Je suis irrité chez les commerçants dont l’accueil laisse à désirer parce que j’ai besoin de délicatesse.

3- Je suis effrayé de sortir le soir parce que il y a un problème de sécurité dans ma ville.

3 – Quelles sont les quatre manières possibles d’entendre un message difficile ? 

Quatre manières d’accueillir un message négatif :

1-Se sentir fautif. Cette opinion nous fait baisser dans notre propre estime en favorisant des sentiments de culpabilité, de honte et de dépression.

2- Rejeter la faute sur l’autre. Lorsque nous recevons des  messages de cette façon         et retournons le reproche à notre interlocuteur, nous risquons d’éprouver de la colère.

3-Percevoir nos sentiments et besoins. En nous focalisant sur nos propres sentiments     et besoins, nous prenons conscience  du fait que notre sentiment provient d’un besoin non satisfait.

4-Chercher à percevoir les sentiments et besoins de l’autre. En fin, la quatrième possibilité consiste à diriger notre attention sur les sentiments et les besoins de l’autre. Un besoin non satisfait est générateur des sentiments négatifs, le fait de tenter de reconnaitre les sentiments et les besoins de l’autre peut éviter le conflit.

4- Comment pouvons-nous nous exprimer de manière à reconnaître que nous assumons la responsabilité de nos sentiments ? 

Nous pourrions mieux prendre conscience de notre propre responsabilité en reformulant les phrases sur le modèle : « Je me sens …Parce que …. »

Exemples :

1-« Je suis vraiment en colère lorsque des fautes d’orthographe comme celle-ci se glissent dans nos plaquettes publicitaires, parce que je veux que notre entreprise ait une bonne image de marque »

2-« Je suis déçu quand tu ne finis pas ta soupe parce que je veux que tu deviennes un garçon fort et en bonne santé »

5- Quel est le mécanisme de base de la motivation par la culpabilité (amener quelqu’un à faire quelque chose parce qu’il se sent coupable)? 

Le mécanisme de base de la motivation par la culpabilité consiste à attribuer la responsabilité des ses sentiments aux autres.

Lorsque les parents disent :  » Quand tu as de mauvaises notes à l’école, cela nous fait de la peine » Ils sous-entendent que les actes de l’enfant sont la cause de leur plaisir ou de leur déplaisir .

Si les enfants qui assument ce type de responsabilité modifient leur comportement en fonction des désirs de leurs parents, ils n’agissent pas spontanément, mais pour échapper à la culpabilité.

6- Quel Modèle de phrase Marshall propose-t-il d’employer pour que nous puissions nous sentir davantage responsables de nos sentiments?

Nous pourrions mieux prendre conscience de notre propre responsabilité en reformulant les phrases sur le modèle :  » Je me sens …..parce que je…. »

« Je suis vraiment en colère lorsque des fautes d’orthographe comme celle-ci se glissent dans nos plaquettes publicitaires, parce que je veux que notre entreprise ait une bonne image de marque »

7-Au lieu de dire de façon directe ce dont nous avons besoin, comment communiquons-nous souvent aux autres ce que nous voulons ? A quel type de réactions nous exposons-nous dans ce cas ?

Lorsque nous exprimons indirectement nos besoins en passant par des jugements, des interprétations et des images, l’autre risque d’entendre une critique.  Et lorsqu’il entend quelque chose qui ressemble de près ou de loin à une critique, il a tendance à mettre toute son énergie dans l’autodéfense ou la riposte. Si notre souhait est de recevoir de l’autre une réponse  emphatique, il est contre-productif d’exprimer nos besoins sous forme de jugement  sur son comportement. En revanche, mieux nous parviendrons à associer nos sentiments à nos besoins, mieux l’autre  pourra y répondre avec emphatique.

8-comment pouvons-nous aider les autres à répondre avec compassion à ce que nous voulons ou demandons ?

A partir du moment où nous parlons de nos besoins plutôt que des torts des autres,         il devient beaucoup plus facile de trouver des moyens de satisfaire tout le monde.

S’il s’agit par exemple du respect,  dites plutôt : « J’ai besoin de plus de respect dans notre dialogue ».  Au lieu de dire  » Ce que vous venez de dire manque tout à fait de tact »

9-Pourquoi les femmes peuvent-elles éprouver plus de difficulté ou de peine à exprimer leurs besoins ?

On entretien en effet depuis des siècles une image de la femme aimante, censée se sacrifier et renier ses besoins pour se consacrer aux autres. Or, dans la mesure où les femmes sont élevées dans l’idée que c’est là leur fonction sociale première , elles ont souvent appris à ignorer leurs propres besoins.

10-Quelles pourraient être les conséquences du fait que nous n’exprimons pas nos besoins ?

En tournant autour du pot, en ne disant jamais ouvertement ce que l’on veut, on finit par  en vouloir à l’autre parce qu’il ne comble pas nos attentes.

11-Définissez chacune des trois phases aboutissant à la libération affective mentionnée dans ce chapitre.

Première phase, l’esclavage affective : nous nous croyons responsables des sentiments des autres.

Deuxième phase, la phase « exécrable » : nous éprouvons de la colère; nous ne voulons plus endosser la responsabilité des sentiments d’autrui.

Troisième phase, la libération affective : nous prenons la responsabilité de nos intentions et de nos actes.

Pour aller plus loin

Réagissez à cette article :

Qu’est qui bloque chez-vous  pour aboutir à des relations harmonieuses aves les autres ?

Avez-vous été blessés par une remarque d’autrui  et combien de fois ?

Comment voyez-vous communiquer avec les autres aves les astuces enseignées par la communication non violente ?

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